Tu-Tho -- Mon monde de mots

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2014 fév. 2

Emballement

Quand tout s'emmêle. Ce cognement incessant dans ma tête, cette sensation d'être en décalé qui ne veut partir. Poussée de fièvre et pourtant pas de maladie en vue. Fatigue ? Peur ? Le monde s'emballe. Prise dans un tourbillon trop rapide, prise dans un monde qui ne cherche qu'à avancer de jour en jour plus vite. Tellement de mots, tellement de responsabilités.

Qu'en est-il des autres ? Quel est leur moyen de soutenir cet assaut constant d'images et de sensations ? Se sentir au bord du précipice. Ne pas savoir que faire. Dormir n'aide pas. Comment se calmer ? Nerfs à vif, nerfs à chaud. Mouvements incessants, incapacité à rester assise. Cela semble si dur, si différent. Pourquoi ? Ne pas connaître la réponse.

Juste vouloir pouvoir soulever le poids des responsabilités pendant quelques instants. Pouvoir s'offrir un peu de répit, un peu de calme.

Tourner les pages vers un autre chapitre.

2013 fév. 16

Tourbillon

Tourbillon de sentiments mêlés : colère, angoisse, fatigue, peur, excitation, joie, rage, lassitude. Sérénité envolée en soirée. Un moment qui fait tout changer. Courir, toujours courir. Mais après quoi ? Pour qui ? Ne plus vraiment le faire pour soi. Amertume en catimini.

Personne n'écoute, personne ne veut progresser. Au final, ils pensent tous à eux et pas au groupe. Incapables d'admettre leurs erreurs, incapables de voir qu'ils ne sont pas les meilleurs. Du titre, ils pensent prendre le pouvoir mais sont aveugles aux responsabilités. Trop facile pour ces enfants. Ils ne saisissent pas la chance qui leur est donnée. Ils ne comprennent pas que d'autres pleureraient pour avoir autant de confort. Et s'il fallait tout changer pour qu'ils comprennent. Et s'il fallait les mettre face à l'adversité. Que feraient-ils ?

Des questions sans réponse, la solution reste à inventer. Tourbillon de sentiments mêlés et des questions suspendues.

2013 fév. 1

Routine

Marcher dans ces pas connus se sentir autre. Refaire les mêmes mouvements ou presque. Pouvoir dire ce que la suite réserve. Tout doucement, même routine.

Pensées différentes. Des choses ont changé ou est-ce moi ? Discussions sans fin, impressions de déjà vu. L'impression  de ne plus y croire comme avant ou alors cette sensation que ça ira mieux ? Sérénité des situations ou calme de l'esprit ? Les connaître sans le dire. Deviner les pièges que pour mieux s'y donner, ou faire semblant ?

Certaines choses sont immuables. Des traits de caractère ne se gomment pas, seuls les efforts peuvent les atténuer. Ces moments comme ceux d'une autre vie. Regarder vers cette direction qui ne change pas. Ces personnes qui tournent, tournent et ne s'arrêtent. D'un moment à l'autre, cela se posera.

Ballon qui se dégonfle : la nouveauté est déjà datée. Lettres qui changent, comme les perspectives. Les mêmes déjà différents.

2012 avr. 22

!!!

Fatigue, irritation, désolation, stress, colère, rage, épuisement, lassitude; amis de longue date que je pensais avoir quitté depuis longtemps. Amis que je ne pensais pas revoir de si tôt.

Qu'il est étrange ce monde qui tourne et dans lequel rien ne change. Qu'elle est cruelle cette étincelle qui fait tout rejaillir. Cette rage sourde que je ne pensais plus porter, cette colère destructrice que je pensais avoir domptée. Une personne pour que tout change, une personne qui me prouve que rien n'a changé et que certaines choses restent immuables. Comme gravées dans la pierre, le monde a ses universalités.

Mais l'espoir reste, bien que ténu, que la relation change et qu'elle devienne moins noir. Espoir trop ténu pour être entendu.

2012 avr. 20

Comme un jeu

Je n'y avais pas joué depuis longtemps et je m'y suis brûlée le bout des ailes. J'avais comment oublié les règles, les comptes et les points. Je pensais que comme le vélo, certaines choses ne s'oublient pas. Et pourtant, les choses ne sont pas si évidentes bien que les règles n'ont pas changé. J'avais juste oublié ces détails si importants qui font que la partie est remportée ou non.
Drôle de jeu où celui qui gagne n'est pas sûr de l'être pour longtemps, où le perdant pourra s'estimer heureux dès que l'eau coule sous les ponts. Drôle de jeu où le temps a une prise étrange sur les pions. Drôle de jeu où les situations changent mais les résultats restent les mêmes.

Comme un jeu, longtemps oublié dans le coin d'une armoire, qu'on remet au goût du jour. Le premier lancé de dé fait plaisir, le frisson du risque est de retour. Alors que la montre tourne et que les coups ne s'enchaînent pas gagnants, je me rappelais pourquoi j'avais rangé ce jeu.

2012 fév. 16

Manque indicible

Tu me manques sans que je ne sache bien comprendre pourquoi. Le temps passe et les choses ne bougent pas, elles sont là en suspend. Je me retourne et ai envie de t'appeler, de te demander comment sont les jours. Il est loin ce moment où tu es était encore là, tu es partie alors que je n'étais pas encore celle que je suis devenue. Pourtant ton visage revient à moi sans cesse, ton odeur, tes mots, tes sourires aussi légers que les nuages d'une soirée estivale.
Je peux encore parler de toi comme si tu étais là, je peux encore prédire ce que tu répondrais à mes questions stupides, je peux encore prédire ces moments de fous rires qui te prendraient.
 
Etrange sensation que ce manque je pensais avoir enfoui.

Depuis, seule je traverse les jours en tressaillant à chaque image fugitive que j'ai de toi. Un regard, un mot prononcé, un sourire qui aurait pu ressembler au tien. Mon coeur s'en retourne à chaque fois, mon coeur se joue de moi.

Tu me manques.

2012 fév. 1

A ghost from the past

Hasard de la vie, un regard croisé sorti du passé. Tellement étonnant que le temps a semblé se suspendre, le temps qu'un nom me revienne en mémoire lentement. Inattendu, des souvenirs qui refont surface mais sans faire plaisir. Se demander si le passé est bien derrière moi.

Je ne voulais plus y penser, je ne voulais plus même le soulever. Perspective nouvelle sur la vie que je me suis choisie. Arrivée dans ma ville d'adoption pour me sentir le coeur plus léger ; le monde a changé depuis l'époque des souvenirs. Ce sourire, cette légèreté, cette sensation de pouvoir avancer, de savoir que les choses vont bien se dérouler. Drôle de moment que cette remontée à la surface d'années profondément enfouies.

Je n'avais pas envie de les retrouver. Vite, un pas dehors, une plongée dans ces moments qui m'attendent. Savoir que je suis enfin libre !

2012 janv. 27

I wish I could

I wish I could tell you that fairy tales exist,
I wish I could tell you that everything will be alright while I'm not here,
I wish I could tell you that you can sleep sound and safe,
I wish I could.

Hate seing you so hurt, hate having to hear that people can cheat on you, hate having to say that you can never fully trust anyone with money, hate looking into yours eyes and touching your pain, hate being powerless to give you comfort, hate not being able to give you someone to understand you, hate having my heart aching for you, hate thinking I've told you so.

Take care 'cause I can't be here day after day for you, not now. Take care 'cause I still need you in my life for the upcoming challenges.

2012 janv. 17

Toujours...

... ces mêmes discussions sans fin que je préfère fuir
... ces mêmes interrogations auxquelles je ne sais répondre
... ces mêmes contraintes sous lesquelles je ne veux pas plier
... ces mêmes mots qui reviennent sans cesse
... ces mêmes positions stériles qui n'arrangent rien
... ces mêmes points de vue obtus des deux côtés de la conversation
... ces mêmes parties qui se déclarent victimes
... ces mêmes pensées que je ressasse sans trouver de fin
... ces mêmes avantages qui me donnent envie de rester alors que je ne devrais pas
... ces mêmes pas que je ne refais inlassablement

Toutes ces choses que je voudrais changer et que je ne peux pas, tous ces moments que je souhaiterais différents, tous ces différends que je souhaiterais arrêter, toutes ces pensées que je voudrais pouvoir expliquer. Pourquoi faut-il qu'un seul parti ait toujours raison ? Pourquoi pardonner n'est pas possible ?

2012 janv. 15

Ballade dans Paris

Comme j'avais oublié qu'il était encore possible de marcher plus de deux heures dans les rues, Paris s'est rappelé à moi. Ville incontournable, ville de lumières et de douceurs, ville où marcher une nuit d'hiver est un simple bonheur.
Oublié qu'il est encore possible de partager, oublié que je ne suis pas seule, oublié que sous certains regards je ne peux pas me cacher. De cette ville renaissent des souvenirs. Autant de feuilles mortes balayées par le vent, autant de moments suspendus entre deux souvenirs, entre deux sourires.
Une ballade comme un rêve dans le moment présent. Paris me rappelle la simplicité d'être entourée, Paris me rappelle que je lui appartiens et que je ne pourrais l'oublier où que mes ailes m'emmènent.
Paris m'a pris mon coeur à jamais.

2012 janv. 14

Salon

Un pas de plus vers ce monde si familier et pourtant si différent d'année en année. Ce monde éphémère qui constitue une famille, un endroit à l'abri de toute les questions du monde extérieur, mon abri. Un sourire réconfortant, une parole déjà entendu mille fois, un visage que je peux reconnaître sans mettre de nom dessus, un chemin que je n'ai pas besoin de regarder, une discussion entamée et reprise à l'infini.
Et ce monde qui change, ce monde qui tourne, ce monde qui nous crée instant après instant. Ce monde comme suspendu dans ces allées de rose décorées. Ces questions que je n'entends plus. Confort de se blottir près de personnes qui n'ont pas besoin qu'on leur explique, de ce silence entendu empli de toutes ces pensées qui pendant une année se sont accumulées.
Libre d'être moi, libre de n'être que moi. Libre de ne pas avoir à faire de choix. Libre de ne pas avoir de responsabilités trop lourdes à porter. Libre de pouvoir se tourner vers plus sage. Libre de pouvoir écouter ceux qui ont tout vu, ceux qui ont tout connu, ceux qui font ce monde.

Un Salon comme une pause formidable dans mon tourbillon.

2011 oct. 15

Ne pas tomber

Des choses que je n'ose pas dire. Sentiment d'incompréhension sans précédent. Savoir ce dont j'ai envie semble être une gageure. Pourquoi est-ce si compliqué de trouver un chemin ? Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas découler seules ? Parfois les choses semblent plus évidentes si on s'éloigne mais la peur me retient. Peur de tomber dans l'inconnu. Et si rien ne se passe comme prévu ? Avoir des envies mais se poser trop de questions. Avoir des rêves mais ne pas savoir par quelle route commencer. Et si la jeunesse de l'âge était un frein ? Et si les gens ne voyaient qu'une image de celle que je suis vraiment ? Et toutes ces fois, tous ces instants, où je ne savais que faire si ce n'est avancer ? Aller de l'avant est le plus dur pour certains. Que devient-il quand il est la solution de fuite ? Fuir ce vide absolu, fuir cette passion dévorante, de moments seule parmi les autres. Ne pas savoir vers qui se tourner, ni ce qu'il faut faire. Avancer pour ne pas tomber.

2011 juin 5

Avancer

Il y a des fois où je ne sais plus quelle est la bonne voie à choisir. Tellement de choses, tellement de pensées, tellement de contraintes. Comme une envie de me poser, fermer les yeux et laisser les choses couler. Envie de retrouver la simplicité des choses, la simplicité des moments entre amis, rire à la vie. Comme si tout était devenu tellement compliqué. Toutes ces responsabilités, toutes ces vies à porter. Envie de calme, envie de temps pour soi. Envie de temps pour profiter. Juste moi pour une fois.

Avancer sans réfléchir. Juste avancer pour ne pas avoir à rester sur place. Avancer pour me sentir encore vivante. Envie de sentir frémir mes sens, envie de me sentir vibrante sous les rayons du soleil de chaque jour. Environnement de douceurs, de couleurs et de sens.

2011 mar. 25

Question - Réponses

À ce jeu, tu as toujours été la plus forte. Tu as toujours su ce que j'allais esquisser avant même que je ne le sache. À toutes les questions que tu m'avais posées, tu avais déjà pensé les réponses. Tu me connais trop pour que je t'apprenne quoi que ce soit, mais tu aimes me voir cheminer. J'aime ces questions que tu me poses bien qu'elles m'interpellent toujours, j'aime cette réflexion étrange où je sais que tes réponses sont les bonnes.
Parce que nos conversations sont les seules qui me restent aujourd'hui, parce que tu es la seule à comprendre et à savoir celle que je suis. Parce que tu es la seule à m'avoir vue grandir pour chaque jour me rapprocher de celle que tu es devenue. Parce que je sais que tu es la seule à qui je ressemble, parce que cette relation est si spéciale pour nous.

À ma confidente de l'autre bout du monde.

2011 janv. 17

Te revoir

Comme autant de souvenirs qui se rappellent à moi
Comme autant de mots que je n'avais pas finis
Comme autant d'instants qui ne s'étaient jamais envolés
Comme tous ces regards que nous avions échangés
Comme ces ententes que nous murmurions au vent
Comme ces pas qui nous ramenaient au même endroit

Te revoir comme reprendre mon passé où il avait été suspendu par une envolée
Te revoir pour te dire au revoir à nouveau.

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