Septembre et ses pas de fin d’été. Comme un tourbillon sans cesse renouvelé ces moments de fourmillement et questionnement. Ces enfants aux cahiers neufs comme autant de promesses de belles pages. Et virevolte mon cœur vers ces années passés où simplicité se conjuguait avec rencontres de toutes beautés. Agonie de ceux qui souhaitent reculer. Avoir peur de l’arrivée des jours du retour à l’école. Apprendre à nouveau à se taire devant tant de regards creux, de moments vides où seule mon ombre est ma fidèle compagne. Pas un moment inanimé sans que je ne me sente plus étrangère encore au bruit qui accompagne ces journées. Discussions vides de sens je ne perçois plus la rageuse différence d’hier. Amis d’hier semblent si loin, leur douceur comme un refuge lorsque la douleur étreint mes pas. A longueur d’appel, leur réconfort et regard. Affronter des inconnus voleurs d’années qui auraient dû être placées sous le signe des rires épanouis. Septembres lointains de mes pas mordorés vers le plaisir du savoir.